Le royaume de Romildalie

Il n’y a qu’un roi honorifique, sans pouvoir, dans le royaume de Romildalie qui est constitué de plusieurs grandes villes-républiques et duchés indépendants. Ce royaume se distingue par son dynamisme commercial et culturel. Ses navires commercent activement avec les royaumes de Bulmongarie, Fran’Oil, Andaragon, Malastre, ainsi qu’avec la république de Terriad’Oc et divers royaumes bordant la mer de Mériane.

Malgré sa prospérité, la Romildalie est l’un des royaumes soumis à Malastre, où la religion dominante, le Potéruno, exerce une grande influence. Cette religion, présente depuis des siècles, s’est diffusée dans les royaumes de Poloslavie, Fran’Oil et Bulmongarie, implantant ses temples dans les cités et villages. Elle est également présente dans le royaume d’Andaragon, bien que d’autres cultes y soient pratiqués.

Les prêtres du Potéruno, appelés Gurupotéris, détiennent un pouvoir politique considérable et s’efforcent de supprimer les anciennes croyances. Bien que la Romildalie bénéficie d’une grande richesse et d’une religion influente, elle reste sous la domination du royaume de Malastre.

La société

Les grandes familles gouvernent les principales cités républicaines et les duchés. Les Gurupotéris, omniprésents dans ces lieux de pouvoir, n’hésitent pas à orchestrer des complots pour écarter les familles qui ne servent pas leurs intérêts. La population rurale, quant à elle, vit dans des villages agricoles ou de pêche. De leur côté, la haute noblesse et les riches marchands résident dans des palais somptueux ou des châteaux imposants.

La religion

Les Gurupotéris sont les seuls prêtres de l’unique religion du royaume, le Potéruno, dirigée par le Guidopotéro, son guide suprême. Cette religion prône la soumission au Dieu unique, qui décide du paradis ou de l’enfer pour les hommes et les femmes de la Pomador. Dans les temples de pierre et de verre, les Gurupotéris célèbrent plusieurs offices quotidiens. Ne pas assister à au moins un office par semaine est mal vu, voire dangereux.

Le Potéruno dispose d’un territoire équivalent à un vaste duché dans le royaume de Romildalie, ainsi que de domaines dans les royaumes de Bulmongarie, de Poloslavie, et de Fran’Oil, où il exerce une forte influence politique. En revanche, dans le royaume d’Andaragon, le Potéruno ne possède que quelques domaines isolés sans réel pouvoir ou influence politique. Les prêtres y sont peu appréciés, la population préférant majoritairement suivre le credo du Confésidhina.

Le Potéruno envoie régulièrement des missionnaires dans toute la Pomador pour diffuser son dogme et éradiquer les anciennes croyances.

Topographie et climat

Le nord du royaume est dominé par des montagnes et de vastes plaines. En se dirigeant vers le sud, le paysage se transforme en douces collines couvertes de vignes et d’oliviers, entrecoupées de petites montagnes et d’une chaîne volcanique qui s’étend jusqu’à l’extrémité méridionale du royaume. De grands fleuves et de nombreuses rivières traversent le territoire, mais les inondations au printemps et les sécheresses en été y sont fréquentes.

Le royaume est largement bordé par la mer de Mériane. À son extrême sud se trouve l’île de Cilisola, où s’élève le plus grand volcan du royaume. Le climat varie : il est chaud et sec dans le sud, tandis qu’il reste tempéré dans le nord.

Frontières

Dans la partie nord du royaume, à l’ouest, se situent le royaume de Fran’Oil et la république de Terriad’Oc. Au nord, le royaume de Malastre borde le territoire, tandis qu’à l’est se trouve le royaume de Bulmongarie.

Urbanisme

Les villages agricoles et de pêcheurs se caractérisent par des maisons en pierre aux toits de tuiles. Un grand forum, cœur de la vie commerciale, anime ces localités. Les villages sont administrés par des membres de la noblesse ou par de riches marchands issus des grandes familles.

Les grandes cités républicaines ou ducales, protégées par des fortifications et des remparts, disposent d’aqueducs fournissant l’eau courante ainsi que d’un système d’égouts. Les bâtiments des cités, souvent à plusieurs étages, abritent des commerces au rez-de-chaussée et des habitations à l’étage. Au centre, un castel en forme de grand donjon accueille la seigneurie, une assemblée d’élus chargée de l’administration, de la législation et des décisions politiques et commerciales.

Ces cités comptent également des jardins publics, des bains, et des œuvres d’art qui ornent places, marchés et palais des grandes familles. Elles abritent les universités les plus prestigieuses de la Pomador, la plupart administrées par les Gurupotéris. Ces institutions attirent les plus grands esprits des sciences et des arts, ainsi que des élèves venus de toute la Pomador.

Le royaume est traversé par un réseau de routes pavées reliant les cités importantes à Romabella, la capitale. Centre religieux des Gurupotéris, Romabella est également la résidence du Guidopotéro, leur guide suprême.

Les ports, grands centres de commerce, sont équipés d’arsenaux capables de construire et réparer les plus grands navires marchands appartenant aux riches armateurs. Des galères de guerre, armées de balistes et de catapultes, protègent les ports des grandes cités et escortent les convois marchands sur la mer de Mériane.

Économie

Les grandes flottes commerciales des cités portuaires approvisionnent l’ensemble du royaume ainsi que ses partenaires, transportant des marchandises issues de nombreux royaumes de la Pomador. La Romildalie, quant à elle, se distingue par ses exportations de vin, de fruits, de blé, d’huile d’olive et d’œuvres d’art. Les Romildaliens sont reconnus comme d’excellents ingénieurs, architectes, marins, cartographes, et parmi les artistes les plus réputés de la Pomador.

Au sud, l’île de Cilisola joue un rôle stratégique en tant que comptoir majeur. Elle abrite de nombreuses communautés aux confessions variées. Les Gurupotéris y font preuve de tolérance envers certaines libertés et indulgences, en raison des accords commerciaux extrêmement lucratifs qui alimentent en or les coffres du Guidopotéro.

Adversaires

Les royaumes de Bristlean et de Valhanorland représentent le principal fléau du commerce Romildalien en attaquant ses convois marchands. Par ailleurs, la Romildalie verse des tributs exorbitants au royaume de Malastre. En l’absence d’une grande et puissante armée terrestre, elle ne peut échapper à la domination de ce royaume, qui contrôle l’exploitation et la vente du minerai de fer.

Le royaume d’Andaragon

Situé entre l’océan des Merveilles à l’ouest et la mer de Mériane au sud et à l’est, le royaume indépendant d’Andaragon est séparé au nord de la république de Terriad’Oc par la chaîne des Pirenèus. L’autorité et l’unité du royaume sont incarnées par un roi élu par les comtes des onze provinces autonomes. Chaque comte exerce ses propres lois et coutumes dans sa province et siège avec le roi au Parlement du royaume.

La religion principale, le Confésidhina, structure profondément la vie des habitants tout au long de l’année. Ses représentants, dotés d’une grande autorité, influencent aussi bien les politiques des comtes que celles du roi. Le royaume d’Andaragon entretient d’importants échanges commerciaux et culturels avec les royaumes du bassin de la mer de Mériane et l’hémisphère sud du Bel’Mond, qu’il appelle Mödhardina. Ces échanges nourrissent des avancées remarquables dans les domaines de l’ingénierie, de l’agriculture, de l’architecture, des sciences et des arts.

Andaragon dispose d’une flotte marchande et militaire considérable, ainsi que d’une armée composée principalement de cavalerie légère et de fantassins.

La société

La classe dominante du royaume est formée par les comtes, issus de la haute noblesse, connus sous le nom de Natacondé, et par les dignitaires religieux, appelés Séguisalin. La majorité de la population, désignée sous le nom de Shabueblo, se compose de paysans, artisans et pêcheurs. Ils vivent dans des villages répartis autour de grandes cités fortifiées appelées Madinastillos.

L’administration est assurée par les Almuditores, représentants des comtes, chargés notamment de la collecte des impôts et des taxes.

La religion

Le Confésidhina est la religion officielle et majoritaire du royaume, bien que d’autres courants religieux provenant de l’hémisphère sud y soient également présents. Malgré les efforts répétés de ses missionnaires, le Potéruno n’a jamais réussi à s’y implanter.

Topographie et climat

Le relief du royaume d’Andaragon est composé de vastes plateaux traversés par plusieurs fleuves côtiers. Les principales chaînes montagneuses se trouvent au nord, avec des massifs plus modestes au centre et au sud. Le royaume possède également deux archipels importants : l’un à l’ouest, dans l’océan des Merveilles, et l’autre à l’est, dans la mer de Mériane.

Le climat est caractérisé par des étés chauds et secs, notamment dans le sud et l’ouest du pays. Toutefois, certains secteurs montagneux connaissent des conditions plus humides. Les précipitations, en général, sont faibles.

Urbanisme

Les grandes cités du royaume d’Andaragon sont généralement situées à l’intérieur d’enceintes fortifiées et organisées en quartiers distincts. Leur architecture élégante et raffinée leur confère une grande beauté, accentuée par la présence de nombreux jardins. La vie s’articule autour des marchés, ouverts et couverts, qui rassemblent toutes les catégories sociales. Ces cités comptent également de nombreux dispensaires et universités, attirant des étudiants de divers royaumes.

Les grandes villes portuaires, elles aussi fortifiées, abritent des arsenaux où sont construits et entretenus des navires marchands et de guerre parmi les plus performants.

Économie

L’agriculture et la pêche occupent une place centrale dans l’économie du royaume, tout comme l’élevage, notamment celui des chevaux, réputés pour leur qualité exceptionnelle. Grâce à sa flotte marchande, le royaume d’Andaragon joue un rôle majeur dans le commerce, exportant à prix élevé des épices et des soieries.

Contrairement à la plupart des autres royaumes, Andaragon, à l’instar de Bristlean, exploite et transforme son propre minerai de fer, échappant ainsi à la domination de Malastre. Par ailleurs, le royaume refuse tout commerce avec Malastre, ainsi qu’avec les royaumes de Bristlean et de Valhanorland, qui attaquent régulièrement ses navires marchands.

Adversaires

Les royaumes du Valhanorland et de Bristlean sont considérés comme les principaux adversaires d’Andaragon. Bien que le royaume de Malastre ne soit pas en conflit ouvert avec Andaragon, il est largement perçu par la population comme un royaume hostile et dangereux.

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